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Règle du Pachisi (Inde)

Cliquez ici pour apprécier notre modèle de Pachisi indien en tissu.

 

C'est dans l'Inde des premiers siècles avant JC que ces jeux de parcours apparaissent.

 

chauparLe Chaupur (ou Caupur) vient du sanscrit « chatush pada », qui signifie « 4 pattes » ou « 4 pieds », correspondant aux quatre branches du plateau de jeu.

On peut traduire Pachisi par « vingt-cinq », représentant le nombre le plus élevé qu'on peut obtenir lors du lancer des cauris (faisant office de dés).

Le Pachisi et le Chaupur ont été le sujet de magnifiques exemplaires brodés, à couleurs vives et chatoyantes, et parfois richement décorés, accompagnés de pions en ivoire ou dorés.

A noter que les pions prennent la forme (ou la décoration) de l'architecture mongole (très présents au nord de l'Inde entre le 16ème et le 19ème siècle).


Les principes de jeu


Le principe commun à tous ces jeux est de faire sortir le plus rapidement possible ses pions (en général 4) par la case centrale, après leur avoir fait parcourir un tour complet du plateau de jeu.

pachisiCertaines cases du parcours, souvent marquées d'une croix, sont des refuges, cases protectrices où les pions ne risquent rien. Plusieurs pions de joueurs différents peuvent donc s'y trouver en même temps.

Les pions se déplacent selon le lancer de dés allongés à 4 faces ou de cauris (petit coquillage).

Le Chaupur utilise les dés, dont la valeur des faces peut varier (1-2-5-6 ou 1-3-4-6), le Pachisi utilisant 6 ou 7 cauris.

Les cauris, très utilisés dans le monde en remplacement des dés, correspondent à un dé biface, selon que leur fente soit visible ou non.

Pour le Pachisi, après un lancer de 6 cauris : si aucune fente n'est visible,  le résultat est égal à 25 ; si 1 fente est visible, le résultat est égal à 10 ; de 2 à 6 fentes visibles, le résultat est égal au nombre de fentes visibles.

 

Les pions partent soit de l'extrémité d'une branche de leur camp (Chaupur), soit de la case centrale, la « châr-koni » (Chausar, Pachisi).

Le sens de déplacement est celui inverse des aiguilles d'une montre.

Le premier pion de chaque joueur entre en jeu par n'importe quel lancer, les autres seulement avec 0, 1 ou 6 fentes visibles.

A chaque lancer, on ne peut pas fractionner le résultat obtenu pour faire avancer plusieurs pions.

Deux pions d'un même joueur peuvent être sur une même case, le joueur pourra alors déplacer ses 2 pions avec un même lancer.

Si un pion arrive sur une case occupée par un pion adverse, ce dernier est retiré du jeu et doit recommencer son parcours depuis le début.
Dans ce cas, le joueur venant de déplacer son pion a alors le droit de rejouer (pas au Chaupur).

Deux pions d'un même joueur sur une case ne peuvent être retirés du jeu seulement si un autre pion double arrive sur cette case.

Pour sortir un pion, le joueur doit obtenir un lancer qui lui permet de déplacer son pion exactement sur la case centrale.

 

La propagation du jeu

 

pachisiDécrire le Chaupur ou le Pachisi, c'est aussi accompagner l'histoire de l'Inde et du monde. Ces jeux de parcours se répandirent à travers l'Asie, accompagnant les échanges commerciaux, les conquêtes militaires et se dispersèrent à travers le sud-est asiatique d'un côté et vers la Perse et les royaumes arabes de l'autre.

Evidemment, leur dispersion aboutit à l'adaptation de certaine règles, selon les régions : par exemple, une variante pratiquée à Ceylan, le Pahada Keliya qui propose à 8 joueurs de jouer ensemble ; le Pasit birman n'a que 2 refuges par branche ; l'Asi Keliya se joue sur un plateau de jeu plus petit (chaque bras possède seulement 12 cases et il n'y a pas de cases refuges)...

Au 16ème siècle après JC, le mongol Akbar fit construire, au sein de la capitale de son royaume, Fatehpur Sikri, un grand tracé de Chaupar dans sa cour extérieure ; ses esclaves servant de pions à ce jeu grandeur nature et Akbar trônant au centre de la cour.

Des tracés de jeux en croix furent aussi retrouvés lors de fouilles de temples du 6ème siècle après JC, dans la région du Deccan.